"Le BIM n'est encore qu'à 20 % de son potentiel", Nicolas Régnier, Green Soluce

 Au-delà d'être un outil de conception et réalisation, le BIM peut-il servir à rendre la construction plus verte ? Quel sera le lien qui sera établi avec la préfabrication et l'impression 3D ? Nicolas Régnier, administrateur de l'Association HQE-France GBC, président de Green Soluce et Data Soluce, nous livre ses réponses.

 


Batiactu : On parle beaucoup du Building Information Modeling (BIM) aujourd'hui, mais il semblerait que tout le monde ne soit pas très avancé dans cette démarche, qu'en pensez-vous ?

 

Nicolas Régnier : Ça démarre mais très peu de monde fait vraiment du BIM. Les vrais sujets ne sont pas encore traités. Il faut, par exemple, raisonner sur tout le cycle de vie d'un bâtiment, or c'est uniquement la maîtrise d'œuvre qui utilise le BIM aujourd'hui, car il est considéré comme un outil de conception. Or, dans la durée de vie d'une construction, c'est l'exploitation qui devrait être prioritaire. Le véritable BIM devrait être piloté et intégré par la maîtrise d'ouvrage ! Pour y parvenir, il faut rendre la donnée exploitable, structurée, en y mêlant des aspects 3D, car pour l'instant, la maquette numérique reste une juxtaposition de modèle tridimensionnel et de tableur. Il y a pourtant un potentiel énorme pour classer les données dans des bases dédiées et les exploiter facilement. Les maîtres d'ouvrage ont intérêt à investir dans de tels outils afin de contrôler la qualité des bâtiments et faciliter leur maintenance.

Écrire commentaire

Commentaires : 0