BIM et objets connectés : mutualisation des données

A l’occasion de la première édition du forum BIMOC, qui se tient le 26 mai 2016 à Dijon, le BIM va être montré sous un nouveau jour. La mutualisation des données avec des objets connectés en interaction avec des bâtiments laissent en effet entrevoir des services innovants à destination des usagers. Benoît Vervandier, directeur des programmes, membre Mediaconstruct et Directeur Général du bureau d’études Archimen, nous explique la teneur de cette journée aux contours déjà très concrets.

 


En quoi consiste BIMOC, la journée dédiée à la maquette numérique en lien avec les objets connectés ?

Benoît Vervandier : BIMOC est un forum organisé par le cluster d’entreprises GA2B orienté sur la gestion active du bâtiment. La Région Bourgogne Franche-Comté, qui s’est engagée en précurseur sur le BIM, se révélait comme l’hôte naturel de ce forum BIMOC que nous voulions orienté, certes sur le BIM, mais également au-delà : sur l’innovation numérique adossée aux métiers du bâtiment et de l’immobilier.

 

Comment le BIM peut-il répondre aux besoins des usagers ?

B. V. : Toutes les données issues du BIM pourront, à terme, permettre de développer des applications utiles dans des bâtiments comme des centres commerciaux, des parkings automobiles… Concrètement, elles permettront de guider les déplacements dans un bâtiment, de trouver facilement un équipement comme un défibrillateur, de fermer une vanne gaz à distance… autant d’actions qui demandent le rapprochement de connaissances contenues dans le BIM (définition des espaces, des objets, des usagers…), la liaison avec des objets connectés et le report du traitement de l’information sur une tablette et un smartphone. En développant le BIM aujourd’hui en construction, ce sont des centaines d’usages à forte valeur ajoutée qui verront le jour demain. C’est pour cela qu’il nous a semblé important de regrouper les éléments principaux de l’innovation numérique au sein d’une seule manifestation.

 

Une multitude d’applications smartphone et tablette exploitent déjà des données géolocalisées. En quoi le BIM permet d’aller encore plus loin ?

B. V. : Les applications géolocalisées permettent de connaitre un déplacement par rapport à un point de référence. Le BIM apporte des informations contextuelles possibles et intelligentes sur chaque objet : à quoi me sert une application de guidage qui me conseillerait de prendre un chemin intérieur d’un bâtiment en passant par des portes fermées ? Le BIM peut lui, s’il est renseigné du contexte (portes ouvertes, fermées, autorisations), délivrer cette information complémentaire. Alors, les robots, les drones, pourront se déplacer par eux-mêmes…

La mise en œuvre d’une application efficace nécessite un échange de données très larges, y compris sur l’existant.

 

Comment parvenir à relever ce défi, notamment au-delà de la région Bourgogne Franche Comté ?

B. V. : Comme en toute chose il faut avoir l’esprit d’analyse pour savoir quelles données peuvent être traitées et l’intelligence de limiter les applications à ce que l’on est capable de mettre à jour. Et c’est là que l’on comprend l’intérêt de la standardisation des échanges : si chacun sait reconnaître les caractéristiques de chaque objet (par exemple les caractéristiques d’une porte) alors ces données proposées dans un cadre ouvert seront le support de création de nouvelles applications pour l’usager. Par ailleurs, il faut trouver le moyen de réduire le coût de l’accès aux données du bâtiment existant. La scanérisation 3D a fait des progrès considérables en 7 ans et des outils d’analyse semi-automatisée de nuages de points permettent la construction facilitée et accélérée du BIM dans l’existant. Encore une barrière qui s’efface petit à petit dans les processus BIM.

 

Quel regard porte Bertrand Delcambre sur votre projet ? Comment Mediaconstruct soutient votre démarche ?

B. V. : Le plan de transition numérique du bâtiment, sous la responsabilité de Bertrand Delcambre, est un levier majeur pour soutenir le déploiement du BIM et de l’innovation numérique. Mediaconstruct et ses membres se saisissent de cette occasion qui leur est donnée pour lancer des actions précises destinées à favoriser l’extension du BIM en France. BIMOC fait partie de cette dynamique. Et preuve de l’investissement de l’association, partenaire de l’évènement : Christophe Castaing, président du comité scientifique et technique de Mediaconstruct, ou encore Jean-Paul Tréhen (EGIS) et Jean-Baptiste Valette (Vinci-Construction), membres investis, prennent la parole lors du forum.

 

Cet article est une création originale de Mediaconstruct.

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