«Le BIM n'est pas adapté à la réhabilitation» : une idée fausse


Le congrès du Bâtiment Durable rassemblant l’inter-cluster du Plan Bâtiment durable était organisé par Eco-Habitat du 9 au 11 septembre à La Rochelle. La matinée du dernier jour avait pour thème « Réhabilitation et numérique » de la conception à l’exploitation » et l’un des sujets portait sur « Saisie et diagnostic du patrimoine » animé par Ana Guevara, directrice d’Eskal Eureka qui accompagne justement les entreprises en réhabilitation.

Il convient de rappeler que le BIM est avant tout un processus de gestion de projet basé sur la collaboration et le partage entre acteurs, bien sûr, la maquette étant ayant pour outil central la maquette numérique. Il est donc tout à fait possible de mettre en place une démarche BIM à deux, trois acteurs, chacun avec leur logiciel dans un petit projet de réhabilitation. 


Eskal Eureka - cluster de la construction au Pays Basque - accompagne les professionnels de la construction dans l'intégration du numérique, particulièrement du BIM, dans des projets de réhabilitation. "Scan to BIM" est une démarche innovante qui a pour objectif d'utiliser un scan 3D pour relever des bâtiments et créer une maquette numérique BIM état des lieux sans passer par les plans 2D. En effet, ce relevé est la première étape de la collaboration entre les acteurs, il s'agit d'un relevé unique, précis, accessible par tous à travers une visite virtuelle permettant de prendre des mesures et des annotations. A partir des livrables du relevé (orthophotos issues du nuage de points, visite virtuelle...), une maquette numérique sera constituée. Les acteurs travaillent ainsi en maquette numérique et ils échangent au format IFC en conception, réalisation et exploitation.


Le projet Perce Neige à Ogeu les bains est un exemple de réhabilitation dans une démarche BIM volontaire. Les résultats sont très satisfaisants. D'un point de vue technique, les acteurs ont pu échanger les informations du projet au travers l'échange de données IFC et la gestion des conflits synthétisant les contraintes de chacun. Cette mise en commun en amont de la phase de réalisation a permis de gagner du temps et d’anticiper les interventions sur chantier.  


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