BIM : où en est la France ?

Batiactu ©
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La maquette numérique est en marche, pourtant la vitesse de progression est différente selon les professions : si certains considèrent en faire depuis longtemps déjà, d'autres y vont à reculons. Batiactu a réuni architectes, artisans, économistes de la construction et industriels autour d'une table ronde sur la question.

 

 

Le BIM : trois lettres qui suscitent de l'intérêt, de la curiosité ou de la méfiance. Évolution pour les uns, complications pour les autres, Batiactu s'est tourné vers les professionnels pour recueillir leur sentiment sur cette maquette numérique aux multiples implications. Selon une enquête réalisée entre mai et juin 2015 (*), si 92 % des maîtres d'œuvre ont déjà entendu parler du "Building Information Modeling", seuls 63 % des artisans et entreprises du bâtiment répondent également par l'affirmative. Un tiers des répondants avouent n'avoir que "quelques notions" de ce dont il s'agit, et 32 % des artisans confessent ne pas connaître le BIM…


"Le BIM ? Même pas peur !", répond Pierre Mit, économiste de la construction et membre des comités du Plan Transition Numérique du Bâtiment (PTNB). "Chacun doit pouvoir y trouver son compte ; depuis des milliers d'années un dessin vaut mieux qu'un long discours", poursuit-il, estimant que le numérique rend intelligents les traits des plans. L'outil informatique, déjà adopté dans l'aéronautique ou l'industrie automobile, qui sert aujourd'hui à concevoir les immeubles et structures, pourra demain servir à les construire, les exploiter et les maintenir dans le temps. Le spécialiste résume : "Le BIM, c'est avoir une nomenclature des objets, qu'il s'agisse de murs, poteaux, poutres, portes ou fenêtres. Comme des pièces Lego® composant un bâtiment. Et le fameux format IFC catégorise ces éléments, leur rattache des propriétés qui doivent être accessibles – mais sécurisées – et mises à jour. Toutes les informations sont contenues dans un même fichier".

 

 

 

Lire l'article et consulter les résultats de l'enquête

 

 

 

Source : Batiactu

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