La transition numérique du bâtiment bientôt en marche

© @SylviaPinel Bertrand Delacmabre a remis mardi 2 novembre à la ministre du Logement Sylvia Pinel son rapport sur le numérique dans le Bâtiment
© @SylviaPinel Bertrand Delacmabre a remis mardi 2 novembre à la ministre du Logement Sylvia Pinel son rapport sur le numérique dans le Bâtiment

 

« L’ambassadeur du numérique dans le bâtiment », Bertrand Delcambre, a remis mardi 2 décembre à Sylvia Pinel, ministre du Logement son rapport sur le numérique dans le bâtiment. Ce rapport définit les perspectives de gains liés à l’usage du numérique dans le bâtiment et propose des pistes pour les optimiser et impulser la transition numérique du bâtiment.  

 

 

La mission « Numérique et Bâtiment » s’inscrit dans le cadre du Plan de relance de la construction, lancé en mai dernier par Sylvia Pinel, ministre du Logement. L’idée du rapport commandé à Bertrand Delcambre, ancien président du CSTB nommé « ambassadeur du numérique dans le bâtiment », un rapport remis à la ministre le 2 décembre, était de montrer que les outils numériques, porteurs d’innovation pour le secteur, constituent des pistes concrètes pour répondre aux objectifs du Plan : construire et rénover plus de logements de meilleure qualité, notamment environnementale, et à moindre coût.

 

Près de 80 contributions ont été déposées sur le site Internet dédié et Bertrand Delcambre a réalisé environ 130 rencontres avec des professionnels des secteurs privé et public, couvrant l’ensemble des métiers. A l’issue de ces échanges, Bertrand Delcambre a formulé des propositions pour guider l’action de l’Etat dans le développement et la généralisation des outils numériques.

 

« Son action pourrait s’organiser selon 2 perspectives », écrit ainsi Bertrand Delcambre » (i) installer un cadre de concertation et de gouvernance permanent avec les différentes parties prenantes publiques et privées et (ii) mettre en place une série d’actions structurantes à forte visibilité destinées à produire un premier effet d’entraînement. »

 

 

 

Bertrand Delcambre a défini 4 axes principaux :


1. Convaincre et donner envie à tous les acteurs, et notamment aux maîtres d’ouvrage

 

Cible privilégiée : toutes les petites structures TPE/PME. Parmi les actions envisagées :

  • Promouvoir, « sous forme de concours et d’appels à projets », des expériences et démonstrations
  • Mettre en évidence de la façon la plus précise possible tous les gains apportés et les écueils à éviter
  • Élaborer un corpus de documents de référence (notamment pour guider la maîtrise d’ouvrage) et des « kits pédagogiques » de vulgarisation.

« La création d’un portail national du numérique et l’animation de réseaux d’acteurs permettraient de porter l’essentiel de ces actions » plaide Bertrand Delcambre.

 

 

2. Répondre aux besoins d’équipement et de montée en compétences numériques des acteurs, notamment des TPE/PME

  • Encourager et démultiplier les formules de formation continue, telles que le mastère spécialisé BIM de l’ENPC et de l’ESTP,
  • Développer toute une panoplie d’outils de formation en ligne pour toucher le plus grand nombre sans avoir besoin de déplacer les artisans
  • Promouvoir les programmes d’apprentissage de ces outils dans les formations initiales du monde du bâtiment
  • Soutenir les initiatives de plate-formes collectives qui mutualisent l’accès aux ressources matérielles et logicielles.

 

 

3. Développer des outils adaptés à la taille de tous les projets

 

« Tous les intervenants du projet n’ont pas besoin de maîtriser l’intégralité des informations contenues dans la maquette numérique, et tous les projets n’ont pas besoin d’une maquette extrêmement détaillée », explique Bertrand Delcambre. Pour développer des outils adaptés à la taille des projets et aux différents métiers, son rapport recommande :

  • D’élaborer des cahiers des charges appropriés aux différents métiers (de la conception à l’exploitation) pour stimuler l’offre des éditeurs de logiciels,
  • De créer des « kits BIM » adaptés aux projets de taille modeste
  • De stimuler de nouvelles techniques de relevé des bâtiments existants rapides et peu coûteuses pour travailler sur les problématiques de réhabilitation et d’exploitation.

 

 

4. Installer la confiance dans l’Écosystème du Numérique Français

 

« Pour que le BIM puisse effectivement servir à mieux gérer les interfaces et à partager une information de meilleure qualité, il faut assurer l’interopérabilité entre les logiciels et définir des formats de données utilisables par tous » explique le rapport. Bertrand Delcambre propose donc :

 

  • D’organiser et soutenir la représentation de la France (des intérêts de sa filière construction) au sein des instances de normalisation aux niveaux européen et international (CEN et ISO),
  • De mettre en place un dispositif de signes de confiance adapté aux outils, aux acteurs et aux projets,
  • D’élaborer des bibliothèques de composants et de systèmes constructifs génériques, et les mettre à disposition de la filière.

 

 

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Source : Le Moniteur

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